« Que 2017 soit l’année de l’éradication de la barbarie islamiste ».
C’est par une minute de silence en hommage à toutes les victimes des attentats de 2016 « et de Nice en particulier » que le Député-Maire a ouvert la cérémonie des vœux à la population, aux côtés des élus du conseil municipal. Puis devant une foule de spectateurs, dont de très nombreux élus du département et représentants des corps constitués, Jean-Claude Guibal a confié : « J’aurais aimé souhaiter que 2017 soit une année bienveillante et féconde, une année de paix et de sérénité. Or je crois que 2017 sera à l’image du monde dans lequel nous vivons (…) Le monde ancien se dissout et avec lui ses références et ses valeurs tandis que le monde qui émerge n’a pas encore stabilisé les siennes (…) Le monde change et si nous n’y prenons pas garde, nous risquons de changer avec lui. » Et si comme l’a souligné l’édile la meilleure attitude à adopter est de s’adapter, le fait « d’être conscient de la nécessité de s’adapter ne doit pas nous amener à renoncer à l’essentiel, c’est-à-dire à ce que nous sommes, à nos traditions et à nos valeurs. »

Choix politique

Le Député-Maire s’est ensuite exprimé sur notre pays « qui a perdu de son influence sur le plan international. Pour preuve, le 45e président des États-Unis n’a même pas cité la France lors d’une interview sur l’Europe ! Depuis 40 ans la France est en crise. Les institutions sont fragilisées, notre système global est à bout de souffle ». Et de conclure en comparant l’Assemblée nationale à une future chambre d’enregistrement en raison du non-cumul des mandats, étant donné de surcroît que les élections législatives ont lieu peu après celle présidentielle.
Sur le plan local, il a rappelé sa conception de la politique « que j’applique à notre ville et qui consiste à relier le ciel des idées aux réalités de la terre. Elle invite à être Grec pour les idées et Romain pour les réalisations car autant le Grec était philosophe, autant le Romain était un ingénieur et un bâtisseur. Je vous le dis, je préfère de très loin un petit exécutif à un grand délibératif. Je préfère faire les choses plutôt que d’en parler.
Comme je vous l’avais déjà dit, je ne me représenterai pas aux élections législatives. À la différence d’autres, j’ai toujours été convaincu que la loi sur le non-cumul des mandats s’appliquerait et qu’il me faudrait choisir. Sans hésiter, j’ai choisi Menton, notre ville, pour laquelle j’éprouve une authentique passion ».

Politique locale

Et Jean-Claude Guibal de réitérer sa décision annoncée dès l’été dernier : « Non seulement je ne démissionnerai pas en juin de mon mandat de maire mais, quand il se terminera, je vous demanderai de me renouveler votre confiance car je me représenterai à vos suffrages. » Un choix porté par « plusieurs projets structurants pour la ville » que le premier magistrat souhaite mener à terme d’ici 2019 et après 2020, tels que l’aménagement de surface des Sablettes, la création du parking multimodal sous la place de la gare SNCF, celles du complexe portuaire et du multiplexe du centre Latournerie. Sans oublier l’implantation de nouvelles crèches et de logements, la préservation des bâtiments communaux, le déploiement de la fibre optique ou l’extension de vidéoprotection.
De nombreux et beaux projets auxquels se greffe la mise en place de la réforme des politiques territoriales dictée par la loi NOTRe. « Menton, la ville-centre de la CARF, a une responsabilité majeure dans la réussite de cette révolution », a conclu le Député-Maire avant de souhaiter une bonne année aux Mentonnais.

Retrouvez le discours et tous les projets en détail dans le dossier spécial du prochain « Pour Menton Magazine » (février-mars 2017).