Le 2 décembre, joie et satisfaction étaient palpables au sein de l’ancien hospice Saint-Julien. Il faut dire que l’instant était unique puisqu’il mettait un terme à « une forme d’anomalie » qui remontait à 2005, date de l’implantation du campus Moyen-Orient Méditerranée de Sciences Po Paris sur le sol mentonnais. « Le soutien que décide de marquer aujourd’hui le Conseil régional à ce projet corrige une forme d’anomalie puisque ce campus était le seul de nos campus en région qui ne bénéficiait pas du soutien de la collectivité régionale », expliquait Frédéric Mion, directeur de Sciences Po, lors de la signature de l’accord-cadre entre la Région et Sciences Po. « Une responsabilité collective » a répondu Christian Estrosi, président de la région PACA. « Une volonté de construire un avenir que nous voulons différent de celui que certains nous promettent dans cet espace méditerranéen (…) Ce campus est un symbole admirable, et ce, d’autant plus que l’on connait les enjeux actuels. »

L’avenir du campus

En l’espace d’une décennie, le campus est passé de 32 étudiants à 365. L’objectif final étant d’en accueillir 450 et d’ouvrir le campus à l’année. En s’engageant à verser une subvention de 500 000 euros à l’institution, la Région s’inscrit donc comme partenaire aux côtés de la Ville et du Département, et permet de « rendre possible la conduite à son terme du projet initial (…) Cet intérêt pour le monde méditerranéen me parait plus nécessaire qu’il ne l’était il y a onze ans (…) Ces étudiants sont le ferment de la paix et du développement économique de cette vaste région méditerranéenne », soulignait Frédéric Mion. Et le Député-Maire Jean-Claude Guibal de renchérir que « ce campus devient une référence au niveau universitaire mondial sur la Méditerranée (…) Si je devais rêver, j’aimerais qu’ il serve de support à un “Davos de la Méditerranée” ».