Menton, comme de nombreuses communes du département, est exposée au risque sismique. Afin d’être opérationnelle en cas de catastrophe naturelle, elle a testé son Plan communal de sauvegarde lors de l’exercice Richter organisé par la préfecture.

« Il était 9 heures le 5 octobre dernier lorsque la terre s’est soudainement mise à trembler au sein de la cité du Citron. En quelques secondes le séisme de magnitude 5,9 sur l’échelle de Richter a causé d’innombrables dégâts et fait de nombreux blessés et victimes. Le Plan communal de sauvegarde a aussitôt été déclenché et la cellule de crise installée au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville. Une longue journée a alors débuté pour tous ces hommes et ces femmes réquisitionnés en cas de catastrophe naturelle… » Pas de panique, il ne s’agit évidemment pas de la réalité mais d’un exercice baptisé Richter qui s’est tenu en mairie les 5 et 6 octobre. Une simulation théorique organisée par la préfecture et à laquelle ont participé, chacune sur son territoire, douze communes des Alpes-Maritimes et la Principauté de Monaco ; toutes étant exposées au risque sismique. Inspiré de faits réalistes, le scénario élaboré était basé sur la catastrophe naturelle la plus importante qu’ait connue la Riviera : le séisme du 23 février 1887 qui avait provoqué le décès de plus de six-cents personnes.

Mise à l’épreuve

Cet exercice Richter, dit d’État-major, aurait dû avoir lieu l’an passé, mais les inondations du 3 octobre 2015 en avaient, hélas, décidé autrement. Son objectif ? Déclencher le Plan communal de sauvegarde (PCS) afin de tester les procédures à mettre en place en cas de catastrophe naturelle. Créé en 2006 et validé par la préfecture en 2013, le PCS de Menton (comme tous les PCS) est un dispositif communal comprenant le schéma d’alerte qui référence toutes les personnes chargées de la réception de l’alerte par la préfecture : la Ville, le service départemental d’incendie et de secours (SDIS), la Police nationale et l’hôpital la Palmosa. Une fois la cellule communale des risques majeurs déclenchée, il s’agit de mettre en oeuvre le Poste de commandement communal (PCC) ainsi que la Cellule communale des risques majeurs (CCRM) au sein de différents lieux possibles : Hôtel de Ville, Centre technique municipal, collège André-Maurois ou encore CARF, construits selon des normes antisismiques récentes.

DICRIM

Tout au long de la journée, les différentes équipes se sont mobilisées, chacun des acteurs ayant pris son rôle avec sérieux et intérêt. Effectué pour la première fois sur la commune, cet exercice Richter a permis de constater la réelle efficacité du PCS et d’y ajouter quelques améliorations. Du côté de l’Éducation nationale, celle-ci avait sollicité la mise en œuvre du Plan particulier de mise en sécurité (PPMS). Réalisé sous le pilotage du directeur d’école ou du chef d’établissement, ce document est actualisé à chaque rentrée scolaire afin de présenter toutes les garanties d’opérationnalité. Par ailleurs, le Document d’information communale sur les risques majeurs (DICRIM), formalisé par la commune, présente les comportements à connaître pour se protéger des risques naturels, les lieux à privilégier pour vous abriter en cas de catastrophe naturelle, etc. Il est disponible sur notre site Internet. La Ville travaille aussi à un système d’alerte via les appareils mobiles. Autant de moyens mis en oeuvre pour la meilleure sécurité possible de la population.

www.menton.fr/dicrim

En cas de séisme

• Abritez-vous sous un meuble solide
• Coupez le gaz et l’électricité avant de sortir
• Éloignez-vous des bâtis
• N’allez pas chercher vos enfants à l’école
• Ne prenez pas la route
• Ne téléphonez pas, libérez les lignes pour les secours
• Éloignez-vous du rivage (risques de coups de mer)